Ce n’est pas moi qui le dis
L’organisation de la coopération et du développement économiques (OCDE) vient de publier un rapport intitulé En finir avec l’échec scolaire-Dix mesures pour une éducation équitable.
Ces mesures, peut-on lire, concourraient à une société plus juste et éviteraient les importants coûts sociaux des adultes marginalisés peu qualifiés.
On suggère de mieux intégrer les immigrants et les minorités, de renforcer les liens entre l’école et la famille dans les milieux défavorisés.
On suggère aussi aux gouvernements d’éviter de subventionner l’école privée.
Ce n’est donc plus seulement le mouvement syndical qui demande d’arrêter le financement des écoles privées mais aussi un organisme dont on ne peut pas dire qu’il est de gauche!!!
Ici, au Québec, la Dre Laberge, qu’on peut entendre à la radio et à la télévision, dénonce de son côté l’anglais intensif universel. Elle argumente que la pression mise sur les élèves pour atteindre des standards de performance, comme réussir la sixième année avec 400 heures en moins, génère trop d’anxiété chez les jeunes.
De plus, elle condamne aussi les classes enrichies et les écoles privées qui n’acceptent que les bons élèves, alors que les autres classes, écrémées des meilleurs éléments, deviennent pratiquement des classes d’adaptation.
Dans un cas, des élèves vivent de l’anxiété parce qu’on attend trop d’eux ; dans l’autre, les jeunes ont le sentiment d’être relégués dans des classes d’adaptation.
La Dre Roberge souligne régulièrement le fait qu’il y a de plus en plus d’élèves qui ont des problèmes parce qu’ils sont élevés avec la peur d’avoir peur.
Il est bon d’entendre d’autres intervenants avoir les mêmes analyses et les mêmes solutions que les syndicats en éducation. Il est bon de réaliser que nous ne sommes pas seuls à défendre l’école publique. Quelle éducation voulons-nous pour le Québec? Il faut continuer à s’interroger sur ce qui est le mieux pour l’ensemble des élèves.
Un commentaire 15 février 2012